Un siège robotisé en radiothérapie : une première mondiale

siège RHE

Le Centre Léon Bérard teste actuellement un prototype unique de siège robotisé pour les traitements de radiothérapie. A terme, l’utilisation de cet équipement devrait permettre non seulement d’installer le patient dans une position plus physiologique entrainant une moindre irradiation des tissus sains et d’améliorer son confort, mais également de diminuer l’espace requis pour l’installation des appareils de radiothérapie.

Dans l’optique de développer l’innovation en radiothérapie sur son site, le Centre Léon Bérard lance un programme de recherche original en lien avec la société britannique Leo Cancer Care : il s’agit de tester, pour la première fois dans le monde, un siège robotisé en radiothérapie en clinique.

Jusqu’à présent, les patients sont installés, allongés, sur une table de traitement en fibre de carbone et un bras robotisé tourne autour d’eux pour traiter la tumeur selon les meilleures angulations. En radiothérapie, ces 20 dernières années, de nombreux progrès ont permis de gagner en précision pour mieux cibler la tumeur mais également en épargnant les tissus sains.

Pr Vincent Grégoire, chef du département de radiothérapie

« Au lieu d’être allongé, le patient pourra être assis ou debout pendant les 10 à 15 minutes de son traitement lui permettant d’être dans une position beaucoup plus physiologique pour le traitement. Nous souhaitons aussi améliorer le confort du patient en le rendant acteur. »

grégoire

Position physiologique, confort et précision

Dans un premier temps, le programme de recherche inclut des volontaires de différents âges pour s’assurer de la précision du positionnement et du repositionnement (un patient réalise plusieurs séances de radiothérapie pour un traitement standard. La position doit donc être optimale lors de chacune des séances). Il s’agira de valider la tenue des différentes positions de traitement et les contentions nécessaires pour différentes localisations tumorales comme les tumeurs ORL, pulmonaires, du sein ou encore pelviennes. Courant 2022, un scanner vertical de contrôle sera installé et permettra d’acquérir des images en position assise ou debout, et de contrôler la qualité du repositionnement. 


En outre, ce siège robotisé permet de diminuer l’espace utilisé pour l’installation des équipements de traitement et de gagner de la surface au sol. En effet, l’équipement total de cette installation en position assise ou debout nécessite un espace plus réduit qu’un accélérateur linéaire actuel.  De plus, le caractère fixe du faisceau permet de limiter le blindage de la salle de traitement et réduire considérablement les coûts de construction.