Les experts du Centre Léon Bérard présents à l'ASCO 2021

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Une vingtaine de médecins chercheurs du Centre Léon Bérard participeront virtuellement au 57e Congrès mondial de l’ASCO pour présenter les résultats de leurs recherches cliniques et translationnelles. Ce rendez-vous incontournable de la communauté internationale des cancérologues aura lieu du 4 au 8 juin 2021 en visioconférence pour la deuxième année de suite. Nous avons également posé quelques questions au Dr Pierre Heudel sur l'importance de l'ASCO pour les cancérologues.

Ce rendez-vous annuel de la Société américaine d’oncologie médicale (American Society of Clinical Oncology - ASCO) accueille 30 000 congressistes à Chicago. Pour la deuxième année consécutive, en raison de la crise sanitaire, ils se retrouveront de façon virtuelle pour découvrir les 2 500 posters présentés sous forme écrite ou orale. Comme chaque année, la présence importante des médecins et chercheurs du Centre Léon Bérard à l’ASCO témoigne du dynamisme de l’établissement dans le domaine de la recherche clinique au plan mondial. 

Rencontre avec le Dr Pierre-Etienne Heudel

Oncologue médical au sein du service sénologie-gynécologie au Centre Léon Bérard

Quels sont les enjeux et l’intérêt pour un cancérologue d’être présent à l’ASCO ?

L’ASCO permet aux professionnels d’être informés sur les derniers résultats des principaux projets de recherche scientifique. Lorsqu’un médecin cancérologue présente une étude, il bénéficie d’une visibilité internationale. 

Quelles études sont présentées à l'ASCO ?
Les études présentées sont, dans la très grande majorité, de haut niveau scientifique. Elles ne montrent pas toujours des résultats positifs mais cela permet toujours d’avancer dans la compréhension de la lutte contre le cancer. Les études publiées à l’ASCO seront ensuite quasiment toutes publiées dans une revue scientifique internationale reconnue.

Comment cela peut-il mettre en avant la ville de Lyon et sa place en cancérologie au plan mondial ?
Cela donne une visibilité internationale  sur l’importance de la recherche clinique française. En ce qui concerne le Centre Léon Bérard, cela va en découler naturellement par les auteurs des études présentées. Par exemple, cette année, pour la session orale d’onco-gynéco, un tiers des orateurs (2 sur les 6) seront issus du CLB !
 

Congrès de l'ASCO 2019 à Chicago

Focus sur les principales présentations des professionnels du Centre Léon Bérard

  • Etude VICTORIA, par le Dr Pierre Heudel
  • Etude ACSé Pembrolizumab, par le Pr Jean-Yves Blay
  • Etude NEOPEMBROV, par le Pr Isabelle Ray-Coquard
  • Etude ROCSAN par le Pr Isabelle Ray-Coquard

Discussion autour d’un poster

Le Dr Pierre Heudel, oncologue médical spécialiste des cancers du sein et gynécologiques présentera les résultats de l’étude VICTORIA, promue par le Centre Léon Bérard. Il s’agit d’une étude multicentrique, randomisée, de phase I/II dont l’objectif est d’évaluer la tolérance de la combinaison AZD2014 + anastrozole versus anastrozole seul chez des patientes atteintes d’adénocarcinome de l’endomètre avec récepteurs hormonaux positifs, en phase métastatique ou avancée. 

Le Pr Jean-Yves Blay, directeur général du Centre Léon Bérard et oncologue médical spécialiste des sarcomes, présentera les résultats de l’étude ACSé Pembrolizumab, promue par Unicancer. Il s’agit d’une étude de Phase 2, non-randomisée, ouverte et multicentrique évaluant l’efficacité et la toxicité du pembrolizumab en monothérapie chez les patients atteints de certains types de cancers rares présentant une atteinte métastatique ou localement avancée, non résécable, résistante ou réfractaire aux traitements standards, et pour lequel il n’y a pas d’autre option thérapeutique standard ou expérimentale adaptée disponible, afin d’identifier des sous-groupes de patients qui pourraient bénéficier du traitement.

Le Pr Isabelle Ray-Coquard, oncologue médicale spécialiste des cancers gynécologiques présentera les résultats de l’étude NEOPEMBROV. Il s’agit d’une étude de phase II multicentrique randomisée, ouverte, évaluant l’ajout du Pembrolizumab à une chimiothérapie standard contre une chimiothérapie seule, en traitement néo-adjuvant chez des patientes présentant un adénocarcinome de l’ovaire non éligible pour une chirurgie d’emblée.

Sous forme de poster, les résultats suivants seront présentés

Les résultats de l’étude ROCSAN seront présentés sous forme de poster par le Pr Isabelle Ray-Coquard, spécialiste des cancers gynécologiques. Il s’agit d’une étude de phase II/III, randomisée, multicentrique évaluant le TSR-042 (anti-PD-1 mAb) associé au Niraparib versus le Niraparib seul comparé à la chimiothérapie chez des patientes atteintes d’un carcinosarcome métastasique ou en récidive de l’ovaire ou de l’endomètre après une chimiothérapie de première intention. 
Les carcinosarcomes (ou tumeurs de Muller malignes mixtes) sont des tumeurs très agressives et rares, ayant une incidence annuelle mondiale comprise entre 0,5 et 3,3 cas / 100 000 femmes.
 

  • La recherche clinique au Centre Léon Bérard

    En 2020, 2 021 patients pris en charge au Centre Léon Bérard bénéficient d’un essai thérapeutique, soit 17,1% de la file active. 375 études sont ouvertes aux inclusions, dont 40 promues par le Centre Léon Bérard.

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  • La recherche translationnelle au Centre Léon Bérard

    La recherche de transfert est le maillon essentiel entre la recherche fondamentale, qui sert à comprendre les mécanismes biologiques fondamentaux conduisant à la formation des tumeurs, et la recherche clinique qui est réalisée directement auprès des patients.

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