Traitements - Cancer du foie

Dr SARABI Matthieu a rédigé ce contenu
Digestif
Cancérologie médicale

 

La prise en charge chirurgicale des cancers du foie, consiste en l’exérèse partielle du foie (l'hépatectomie partielle), quand la maladie est localisée. Cet acte consiste en le retrait de la partie du foie touchée par le cancer. Les éléments permettant que le cancer reste opérable sont la fonction hépatique restante (en cas de cirrhose) et l’absence de contre-indication technique (localisation inaccessible pour le chirurgien).

Les hépatocarcinomes (ou Carcinomes hépatocellulaires ou CHC)

En cas de maladie localisée

Si une opération a pu être réalisée sur la lésion cancéreuse, il n’y a pas d’indication de chimiothérapie complémentaire adjuvante. Parfois les maladies non opérables restent tout de même accessibles à un traitement localisé qui regroupe plusieurs techniques :

  • Traitement de radiologie interne :

o Chimio-embolisation (TACE) : consiste à envoyer des particules de billes chargées de chimiothérapie pour obstruer les artères nourricières de la tumeur

o Radio-embolisation (TARE) : consiste à envoyer des particules de billes chargées de particules radioactives pour obstruer les artères nourricières de la tumeur et l’irradier

o Thermoablation (radiofréquence, micro-ondes) : consiste à détruire une cible en utilisant comme source d’énergie un générateur de radiofréquence ou de micro-ondes Ces traitements peuvent être réalisés avec des techniques mini invasives avec anesthésie locale ou générale.

  • Traitement de radiothérapie externe :

o Radiothérapie conformationnelle : L’IMRT (la radiothérapie par modulation d’intensité) est une technique de haute précision, avec des doses d’irradiation modulée dans chacun des faisceaux pour atteindre la tumeur de façon plus intense et réduire l’impact sur les tissus sains.

o Cyberknife : appareil permettant la réalisation de divers traitements de radiothérapie

En cas de stades avancés

Les stades avancés regroupent les situations métastatiques (ganglionnaires, osseuses, pulmonaires et ou péritoines) et nécessitent des traitements par voies sanguines (systémiques). Depuis juillet 2020, la prise en charge en 1ere ligne des CHC consiste en l’association d’une immunothérapie (atezolizumab) et d’un trait anti-angiogénique (bevacizumab). Il existe d’autres lignes de traitement en cas d’échec, par voie orale. De manière générale, un traitement spécifique contre le cancer ne peut être envisagé qu’avec une fonction hépatique et un état général suffisant du patient.

Les cholangiocarcinomes intra hépatiques

En cas de maladie localisée :

Si la lésion cancéreuse a été opérée, il y a indication de chimiothérapie complémentaire, dite adjuvante, par CAPECITABINE (chimiothérapie orale) pour une durée de 6 mois. Parfois, les maladies non opérables restent accessibles à un traitement localisé qui regroupe plusieurs techniques :

  • Les traitements de radiologie interne ou de radiothérapie ne sont pas classiques dans les cancers des voies biliaires, mais peuvent être discutés dans certains cas particuliers. Ce sont :

o Radio-embolisation (TARE) : consiste à envoyer des particules de billes chargées de particules radioactives pour obstruer les artères nourricières de la tumeur et l’irradier

o Thermoablation (radiofréquence, micro-ondes) consiste à détruire une cible en utilisant comme source d’énergie un générateur de radiofréquence ou de micro-ondes

  • Traitement de radiothérapie externe :

o Radiothérapie conformationnelle : L’IMRT (la radiothérapie par modulation d’intensité) est une technique de haute précision, avec des doses d’irradiation modulée dans chacun des faisceaux pour atteindre la tumeur de façon plus intense et réduire l’impact sur les tissus sains.

o Cyberknife : appareil permettant la réalisation de divers traitements de radiothérapie.

Ces techniques peuvent être réalisées avec des techniques mini invasives avec anesthésie locale ou générale.

En cas de stades avancés :

La prise en charge actuelle des maladies avancées et/ou métastatiques repose essentiellement sur la chimiothérapie. Des données très récentes suggèrent l’intérêt d’associer l’immunothérapie dans la prise en charge initiale. Par ailleurs les progrès de biologie ont permis d’identifier des anomalies génétiques accessibles à des traitements spécifiques (mutation d’IDH1 ou anomalie de FGFR2 par exemple).