La leucémie lymphoïde chronique

Dr MICHALLET Anne-Sophie a rédigé ce contenu
Hématologie
Cancérologie médicale

  • Les chiffres de LLC En France en 2018 selon l'INCA
    • 4500

      nouveaux cas par an

    • 72 ans

      âge moyen du diagnostic

    • 8 fois sur 10

      découverte de manière fortuite

La particularité de la LLC par rapport aux autres lymphomes est l’expression à la fois sanguine et ganglionnaire ainsi que son impact sur le système immunitaire.

  • Les questions sur la LLC Les réponses du Dr AS Michallet
    • Est-ce c’est que la leucémie lymphoïde chronique est grave ?

      Cette leucémie chronique (pas aigue) reste un cancer mais est une maladie qui dort pendant très longtemps, sa gravité peut résidée dans ses complications.

  • Les questions sur la LLC Les réponses du Dr AS Michallet
    • Est-ce ce que la LLC est génétique ?

      Aucun facteur de susceptibilité génétique de cette maladie n’a été trouvé à ce jour mais cependant il peut y avoir des formes familiales.

  • Les questions sur la LLC Les réponses du Dr AS Michallet
    • Est-ce que je suis fragile par rapport aux infections en cas de LLC?

      Oui, il faut être extrêmement vigilant sur les complications infectieuses du fait de la fragilité du système immunitaires dans cette maladie. C’est pourquoi les vaccinations et les gestes barrières sont si importants

Prévention et symptôme

Il n’existe pas de prévention pour la leucémie lymphoïde chronique. Elle apparaît très généralement chez des sujets âgés (50% des patients ont plus de 70cans) et elle est souvent liée au vieillissement de la moelle osseuse (sénescence) au niveau médullaire.

Les symptômes de la LLC peuvent prendre différentes formes en raison de son caractère chronique. Au début de la maladie il n’existe pas de symptômes en dehors de la fatigabilité toujours présente. Elle finit généralement par se révéler sous la forme d’un syndrome tumoral ganglionnaire et/ou d’une complication infectieuse.

Diagnostic

Le diagnostic de la LLC se fait souvent de manière fortuite sur une prise de sang ou l’on voit apparaître une hyper lymphocytose. Le diagnostic de certitude repose sur la mise en évidence d’une population monoclonale de lymphocytes B par un immunophénotypage sanguin.

Le traitement

Les traitements de LLC ont connu de nombreuses évolutions. Avant les années 2000, le traitement comportait essentiellement de la chimiothérapie orale (le chrloraminophène, la fludarabine et ou l’endoxan) permettant un contrôle des symptômes.

Ce n’est qu’à partir de 2007, que l’immunochimiothérapie basée sur l’association d’un anticorps anti CD20 et d’une chimiothérapie orale a permis l’obtention de réponses complètes et durables

  • Innovation dans les traitements et recherche

La plus grosse innovation concernant le traitement de LLC reste les nouveaux traitements mis en place depuis 2015 : les thérapies ciblées. Ces traitements oraux et ambulatoires ciblent spécifiquement le lymphocyte B qui prolifère : cela permet un changement concret dans cette maladie.

Soins de support

Les patients atteints du LLC sont d’une fragilité supérieure par rapport aux infections. Il est donc nécessaire de porter une grande importance à toutes les mesures barrières afin de limiter tout risque. Également, la vaccination (grippe, covid…) joue un rôle très important pour ces patients. La LLC ne nécessite pas d’adopter un type d’alimentation particulier. Il peut être tout de même conseillé de ne pas être carencé en vitamine D (grâce notamment à un apport oral ou une exposition contrôlée au soleil).

(Après) cancer, suivi

Etant donné que la LLC est une maladie incurable, elle nécessite donc un suivi à vie : celui-ci pourra se dérouler pendant plusieurs années (10,20…) en fonction de la date de diagnostic. Parfois, si la maladie est endormie, un arrêt du traitement est possible, mais il sera quand même indispensable de poursuivre le suivi.

L’une des possibles complications de la LLC est généralement infectieuse : en effet en raison de la faiblesse immunitaire des patients, il existe le risque d’infections bactériennes à germe encapsulé comme le pneumocoque (d’où l’importance de la vaccination). Il existe aussi un risque d’infection virale plus fréquent comme avec le virus varicelle ou du zona.

Les complications auto immune sont aussi à surveiller, elles apparaissent dans 5 à 8% des cas et se caractérise par une anémie hémolytique auto-immune c’est-à-dire que des anticorps se fixent sur les globules rouges et les détruisent. Il existe également des cas de transformation de la maladie en lymphome agressif, c’est le syndrome de Richter.