Diagnostic - Cancer de l'endomètre



Quels sont les facteurs de risque du cancer de l'endomètre ?

Plusieurs facteurs peuvent favoriser l'apparition d'un cancer de l'endomètre.

L'âge constitue le principal facteur de risque : la majorité des cancers de l'endomètre surviennent après la ménopause. Les situations d'hyperœstrogénie, correspondant à une exposition prolongée ou excessive aux œstrogènes, augmentent également le risque de développer la maladie. 

Cette hyperœstrogénie est notamment favorisée par :

  • le surpoids ou l'obésité
  • la diabète
  • l'hypertension artérielle
  • certaines situations hormonales particulières.

Plus rarement, une prédisposition génétique peut être en cause. C'est notamment le cas du syndrome de Lynch, une maladie héréditaire qui augmente le risque de plusieurs cancers, dont celui de l'endomètre.

Quels sont les symptômes du cancer de l'endomètre ?

Le principal signe d'alerte est la survenue de saignements vaginaux après la ménopause.

Chez une femme ménopausée, tout saignement vaginal doit conduire à consulter rapidement un professionnel de santé afin d'en rechercher l'origine.

Dans la majorité des cas, ce symptôme permet un diagnostic relativement précoce de la maladie.

À ce jour, sauf situations particulières liées à un risque génétique identifié, il n'existe pas de programme de dépistage organisé ou de test de dépistage validé pour le cancer de l'endomètre.

Comment est posé le diagnostic ?

Le diagnostic débute par une consultation spécialisée comprenant un interrogatoire médical et un examen clinique.

La confirmation du diagnostic repose sur l'analyse d'un prélèvement de l'endomètre réalisé par biopsie.

Cette biopsie peut être effectuée :

  • en consultation et/ou
  • lors d'une hystéroscopie réalisée au bloc opératoire.

L'hystéroscopie est un examen qui permet d'explorer l'intérieur de l'utérus à l'aide d'une caméra miniaturisée afin de visualiser directement la muqueuse utérine et de réaliser des prélèvements ciblés si nécessaire.

Les échantillons prélevés sont ensuite analysés par un médecin anatomopathologiste afin de déterminer la nature exacte de la tumeur et ses caractéristiques biologiques.

Le bilan d'extension

Lorsque le diagnostic de cancer est confirmé, des examens complémentaires d'imagerie peuvent être prescrits afin d'évaluer l'étendue de la maladie.

Selon les situations, ce bilan peut comprendre :

  • une IRM pelvienne
  • un scanner
  • un TEP-scanner (PET scan).

Ces examens permettent notamment de préciser l'atteinte éventuelle des ganglions lymphatiques ou d'autres organes et d'adapter la stratégie thérapeutique.

Un cancer souvent diagnostiqué précocement

Le cancer de l'endomètre présente la particularité d'être fréquemment détecté à un stade précoce grâce à l'apparition rapide de symptômes, notamment les saignements post-ménopausiques.

Ainsi, près de 80% des patientes sont diagnostiquées à un stade débutant de la maladie, ce qui explique son pronostic globalement favorable lorsque la prise en charge est réalisée rapidement.

Focus : le syndrome de Lynch

Dans une minorité des cas, le cancer de l'endomètre est associé à une prédisposition génétique appelée syndrome de Lynch.

Cette maladie héréditaire augmente le risque de développer plusieurs types de cancers, notamment les cancers colorectaux, de l'endomètre et de l'ovaire.

Au Centre Léon Bérard, la recherche d'un syndrome de Lynch fait partie de l'évaluation diagnostique, en particulier chez les femmes plus jeunes ou lorsque le contexte familial est évocateur.

Lorsqu'un syndrome de Lynch est identifié, une consultation d'oncogénétique peut être proposée afin d'évaluer le risque pour les membres de la famille et d'organiser un suivi adapté.