La consommation de cannabis fumé, notamment lorsqu'elle est associée au tabac, constitue également un facteur de risque pour la santé respiratoire.
D'autres expositions peuvent favoriser le développement d'un cancer du poumon :
- l'amiante
- le radon, un gaz radioactif naturel présent dans certains bâtiments construits sur des sols granitiques
- certaines substances utilisées dans le cadre professionnel (silice, chrome, nickel, arsenic, gaz d'échappement diesel, etc.)
- la pollution atmosphérique
- le tabagisme passif.
Adopter une bonne hygiène de vie contribue également à préserver sa santé globale : activité physique régulière, alimentation équilibrée, limitation de la consommation d'alcool et maintien d'un poids adapté participent à la prévention de nombreux cancers.
L'accompagnement proposé au Centre Léon Bérard
Le CLB s'engage activement dans la prévention des cancers et l'accompagnement des personnes exposées à des facteurs de risque.
Les patients peuvent notamment bénéficier :
- d'une consultation de tabacologie pour être accompagnés dans leur démarche d'arrêt du tabac
- d'une consultation spécialisée dédiée aux cancers environnementaux et professionnels afin d'évaluer d'éventuelles expositions à des substances cancérogènes
- d'un accompagnement personnalisé dans le cadre du parcours de soins et de prévention.
Après un diagnostic du cancer du poumon, l'arrêt du tabac reste fortement recommandé. Il permet notamment de diminuer le risque de récidive, d'améliorer l'efficacité de certains traitements et de réduire le risque de complications.
Dépistage du cancer du poumon : où en est-on aujourd'hui ?
Pendant de nombreux années, la radiographie pulmonaires a été évaluée comme outil de dépistage du cancer du poumon. Les études ont montré qu'elle ne permettait pas de réduire efficacement la mortalité liée à cette maladie et n'est donc pas recommandée comme examen de dépistage.
En revanche, plusieurs études internationales, notamment les essais NLST et NELSON, ont démontré l'intérêt du scanner thoracique à faible dose, également appelé scanner basse dose, chez certaines personnes présentant un risque élevé de développer un cancer du poumon. Le dépistage par scanner faible dose permet ainsi de réduire significativement la mortalité liée au cancer du poumon.
Ce type d'examen permet de détecter des tumeurs de petite taille avant l'apparition des premiers symptômes, augmentant ainsi les chances d'un diagnostic précoce d'un traitement efficace.
Un programme de dépistage ciblé pour les personnes à risque
En France, le dépistage organisé du cancer du poumon n'est pas encore généralisé à l'ensemble de la population. Toutefois, les autorités de santé travaillent actuellement au déploiement progressif d'un programme national appelé IMPULSION, dédié aux personnes les plus exposées au risque de cancer du poumon.
Sont principalement concernés :
- les personnes âgées de 50 à 74 ans
- ayant fumé ou fumant encore
- présentant un tabagisme important sur plusieurs années.
L'objectif est d'identifier les cancers à un stade précoce, lorsque les possibilités de traitement et les chances de guérison sont les plus importantes.
Pourquoi un diagnostic précoce est-il essentiel ?
Le cancer du poumon évolue souvent de façon silencieuse pendant plusieurs années. Lorsqu'il est détecté à un stade précoce, les traitements peuvent être plus efficaces et permettre une amélioration significative du pronostic.
C'est pourquoi la prévention, l'arrêt du tabac et l'identification des personnes à risque constituent aujourd'hui les principaux leviers pour réduire l'impact du cancer du poumon.
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La prévention du cancer du poumon -
17 JulMieux détecter les cancers du poumon avec une biopsie liquide : nouvel essai clinique au Centre Léon Bérard
Une étude promue par le CLB compare pour la 1ère fois l'utilisation de la biopsie liquide d'InVisionFirst®-Lung par rapport à une biopsie tissulaire standard. L'objectif est une réduction du délai de traitement chez les patients pris en charge pour un cancer du poumon non à petites cellules de stade métastatique.
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