Les professionnels du Centre Léon Bérard au congrès européen de l’ESTRO 2026

ESTRO 2026

Du 15 au 19 mai 2026, une quinzaine de professionnels du CLB se sont rendus à Stockholm (Suède), pour participer au congrès européen de l'ESTRO (Société européenne de radiothérapie et d'oncologie). Cette équipe, composée de radiothérapeutes, de physiciens et de manipulateurs en électroradiologie, a profité de ce rendez-vous annuel pour présenter les résultats de ses études et projets phares.

Les professionnels du Centre Léon Bérard au congrès européen de l’ESTRO 2026 Les professionnels du Centre Léon Bérard au congrès européen de l’ESTRO 2026 2026-05-13T08:30:00+02:00 2026-05-22T13:10:21+02:00 /sites/default/files/2026-05/sophie_boisbouvier_estro2026.jpg

Sophie Boisbouvier, manipulatrice en électroradiologie et chercheuse, est intervenue à trois reprises lors du congrès :

  • Une présentation orale « Faire une thèse de sciences : apprendre ce que l’on ne sait pas », le dimanche 17 mai de 8h45 à 10h. Elle a exploré les défis rencontrés au début d’une thèse de sciences, comme l’effet Dunning-Kruger, les biais cognitifs et le syndrome de l’imposteur. Elle a proposé des pistes et des stratégies pour surmonter ces obstacles en s’appuyant sur son propre parcours de thèse concernant la radiothérapie en position verticale.
  • Un débat « La radiothérapie adaptative online impose-t-elle une refonte importante de la formation des manipulateurs d’électroradiologie médicale », le samedi 16 de 15h15 à 16h30. Ce débat a été co-animé avec Rita Simoes du Royal Marsden Hospital. Des experts internationaux y ont confronté leurs points de vue sur l’impact de la radiothérapie adaptative1 online sur la nécessité de réformer les programmes de formations des manipulateurs.
  • Un mini-oral le samedi 16 mai, de 10h30 à 11h30. Il a dévoilé les résultats de l’essai randomisé multicentrique de phase III ETADAPT, financé par le PHRIP en 2019. Cet essai avait pour but de mesurer l’impact d’un programme d’éducation thérapeutique (alliant activité physique et diététique) sur la reproductibilité du positionnement prostatique.

 

1 Par rapport à la radiothérapie conventionnelle, la radiothérapie adaptative en ligne s’appuie sur un logiciel spécifique permettant d’élaborer, avant chaque séance, un nouveau plan d’irradiation prenant en compte les variations de position et de taille de la tumeur. Cette adaptation permet de cibler avec précision les tissus atteints tout en préservant au maximum les tissus sains environnants.

Le Pr Vincent Grégoire, responsable de la recherche et de l’enseignement en radiothérapie, a présidé une session sur les nouveautés 2026 concernant la délinéation des volumes cibles dans les cancers du nasopharynx. Il a également participé activement à l’ensemble du congrès.

Le Dr Benoît Allignet, radiothérapeute, a pris la parole le samedi 16/05, de 10h30 à 11h30. Son oral portait sur l'intérêt des nouvelles techniques IRM pour la prise en charge des sarcomes des tissus mous.

Le Dr Luca Mulcahy, doctorant, a animé un mini-oral le dimanche 17 mai de 10h30 à 11h30. Il y a présenté un nouvel algorithme automatisé conçu pour normaliser et rationaliser la génération de géométries sphériques pour la radiothérapie fractionnée spatialement (Lattice). Cette approche innovante a permis de réduire le temps de planification de 50 minutes à seulement quelques minutes.

Sophie Boisbouvier a également présenté deux posters lors de cet événement :

  • Le premier poster partageait les résultats d’une enquête internationale soutenue par l’ESTRO sur les perceptions et l’acceptabilité de la radiothérapie en position verticale par les professionnels. Le samedi 16 mai de 17h à 17h45.
  • Le second poster rapportait les résultats d’une étude prospective financée par le PHRIP 2019 évaluant la fiabilité de l’imagerie stéréoscopique 2D-kV pour le repositionnement des patients en radiothérapie ORL. Le dimanche 17 mai de 8h45 à 9h15.

Le Dr Charlotte Le Roy, radiothérapeute, a présenté le lundi 18 mai de 17h à 18h les résultats d’une étude prospective qui porte sur l’amélioration de la qualité des prises de décisions collégiales en radiothérapie via l’identification et la réduction des biais cognitifs dans les réunions multidisciplinaires.

Le Dr Emilie Natier, radiothérapeute, a présenté un poster le samedi 16 mai de 8h45 à 9h45 sur la toxicité et les résultats esthétiques de l’irradiation du sein entier ultra-hypofractionnée2 avec un boost intégré simultané, réalisée après une chirurgie mammaire conservatrice.

2 La radiothérapie fractionnée dans l’espace est une technique où la dose de rayons n’est pas envoyée uniformément sur toute la tumeur en une seule fois. Au contraire, l’irradiation est répartie en plusieurs petites zones à l’intérieur de la tumeur. Certaines parties reçoivent une forte dose, tandis que les zones voisines reçoivent moins de rayonnement (objectif : limiter les dommages aux tissus sains autour de la tumeur.)

Le Dr Adelina Brezae, radiothérapeute doctorante, a partagé deux travaux de recherche sous forme de poster :

  • Comparaison entre l’IRM et le scanner injecté de planification pour la délinéation du volume tumoral macroscopique (GTV) en radiothérapie primaire des cancers de la tête et du cou. Le dimanche 17 mai de 9h15 à 10h15.
  • Evaluation comparative de la TEP/TDM au 18F-fluoroestradiol (FES) et au 18F-FDG pour la prise en charge du cancer du sein hormono-dépendant. Cette étude a été menée par la Dr Monica Chirila, accueillie au CLB dans le cadre d’une bourse de l’European School of Oncology (ESO). 

Marie-Claude Biston, responsable du département de physique médicale, a proposé un poster digital sur la radiothérapie fractionnée dans l’espace (Lattice). Ce travail évalue la faisabilité, l’efficacité et la sécurité de cette technique pour 21 patients atteints de sarcomes avancés et se trouvant sans alternative thérapeutique.

Pauline Dupuis, physicienne médicale, a présenté un poster digital consacré à l’étude de la variabilité inter-observateurs concernant les résultats de cumul de dose en réirradiation thoracique. Il s’agit d’une comparaison multicentrique (incluant l’ICO Nantes, l’ICSM Jossigny et l’université de Manchester) confrontant des approches cliniques à des méthodes automatisées. 

Moritz Westermayer, doctorant, a détaillé les résultats d’une analyse comparative multicentrique au sein d’un poster présenté le dimanche 17 mai de 10h30 à 11h. Cette étude évalue les performances géométriques et dosimétriques de 8 solutions commerciales d’autosegmentation basées sur le deep learning pour la délinéation des organes à risque en radiothérapie ORL.

  • radiothérapie

    La radiothérapie au Centre Léon Bérard

    Le Centre Léon Bérard dispose d’un des plus importants plateaux techniques de France avec 8 accélérateurs, 6 à Lyon et 2 à Villefranche-sur-Saône. Le département de radiothérapie a accueilli en 2025 3 744 patients pour des traitements de radiothérapie en ambulatoire et 809 personnes pour des curiethérapies.

    En savoir plus sur la radiothérapie