Traitements - Cancer de l'estomac

Dr COUTZAC Clélia a rédigé ce contenu
Digestif
Cancérologie médicale

Le traitement du cancer de l’estomac va dépendre de son stade mais aussi de de l’état général du/de la patient(e) et de la localisation de la tumeur. Le principal traitement pour une tumeur localisée est la chirurgie entourée d’une chimiothérapie péri-opératoire. La chimiothérapie est réalisée en ambulatoire, en intraveineux tous les 15j pendant 2 à 3 mois. L’exérèse chirurgicale consistera en gastrectomie partielle ou totale avec un curage ganglionnaire. A la suite de l’opération, une chimiothérapie adjuvante (post-opératoire) sera également effectuée, semblable à celle en préopératoire.

Dans les cas de maladie métastatique, un traitement par chimiothérapie systémique sera mis en place. La chimiothérapie pourra selon les cas être associée à une thérapie ciblée (tumeur HER2 positive).

Nous proposons dès que cela est possible, des essais thérapeutiques aux patients prise en charge au Centre Léon Bérard afin leur donner accès aux dernières innovations thérapeutiques, et ce à tous les stades de la maladie.

 

 

Dr MEEUS Pierre a rédigé ce contenu
Digestif
Gynécologie
Sarcomes et GIST
Chirurgie cancérologique

La chirurgie du cancer de l’estomac se fait généralement dans un contexte de chimiothérapie per-opératoire et dans un certain niveau de dénutrition. La pré habilitation pré opératoire est indispensable, elle consiste en une activité physique adaptée (APA) et une compensation des déficits nutritionnels (consultations de diététique) et éventuellement une correction de l’anémie et/ou d’une carence martiale. L’appréciation de l’état générale du patient peut modifier la stratégie chirurgicale.

  • Les tumeurs localisées (tumeurs distales : antre) : En cas de tumeurs localisées, il est possible de réaliser une gastrectomie partielle ou des 4/5 de l’estomac, conservant ainsi sa partie proximale. On réalise alors un rétablissement de la continuité digestive par une anastomose (couture) entre l’intestin grêle et la partie restante de l’estomac (anastomose gastro-jéjunale) (CF schéma). A cette intervention s’associe toujours un curage ganglionnaire pour obtenir une stadification correcte de la maladie.

source : cancer.ca

  • Tumeurs non localisées : En cas de tumeurs non localisées, une gastrectomie totale (ablation complète de l’e) est proposée. La reconstruction digestive se fait alors par une anastomose entre l’intestin grêle et l’œsophage abdominal (anastomose œso-jéjunale sur anse en y). La poche gastrique est remplacée par un segment de tube digestif de petit calibre. La conséquence est donc une réduction obligatoire du bol alimentaire. De ce fait est adjoint fréquemment à cette ablation, la mise en place per opératoire d’une jéjunostomie d’alimentation : il s’agit d’un cathéter mis en place pendant l’opération, directement dans l’intestin grêle, permettant l’apport alimentaire dans la phase post-opératoire (2 à 3 mois). L’alimentation orale se fait très rapidement après l’intervention (boisson le soir même) et de façon limitée et fractionnée pendant les 2 premiers mois. Lorsque les apports oraux seront jugés suffisants, la sonde de jéjunostomie sera retirée en consultation (indolore).

 

Chirurgie du cancer de l'estomac | Société canadienne du cancer

source : cancer.ca

L’autre conséquence de la gastrectomie totale est le défaut d’absorption de la vitamine B12 par voie orale, ce qui nécessitera des injections régulières de vitamines (absence de facteur intrinsèque).

Lorsque la tumeur gastrique atteint la rate ou le pancréas on peut être amené à réséquer la queue ou la tête du pancréas et de la rate. Ceci alourdit considérablement la chirurgie mais réponds à des impératifs carcinologiques. Il en va également du colon transverse si nécessaire.

Enfin, lorsqu’il existe une atteinte limitée du péritoine de l’étage sus-mésocolique (région autour de l’estomac) le chirurgien peut être amené à réaliser des résections du péritoine appelées péritonectomies et y adjoindre une chimiothérapie intra péritonéale hyperthermique pendant l’intervention.

La durée du séjour hospitalisation s’étale de 10 à 21 jours en général avec un passage en unité de soins continus de 48 à 72h dans un premier temps.

Après l’intervention, des drains sont mis en place afin de drainer les sécrétions abdominales, ils seront surveillés durant le séjour et retirés progressivement en fonction de l’avis de l’équipe chirurgicale.